« Maman, j'ai mal au ventre, je ne veux pas aller à l'école. » Cette phrase, vous l'avez peut-être entendue ce matin. Elle revient, et chaque jour vous vous sentez un peu plus démuni·e. Si votre enfant a peur d'aller à l'école, sachez que vous n'êtes pas seul·e : selon l'Inserm, près d'un enfant sur cinq vit une période de refus ou d'anxiété scolaire au cours de sa scolarité.
Cet article est conçu comme un guide concret pour vous, parent. Vous y trouverez : comment distinguer un refus passager d'une phobie scolaire, les 5 causes principales, ce que vous pouvez faire dès ce soir, et comment la sophrologie pour enfants peut accompagner votre enfant vers un retour serein à l'école.
On confond souvent les deux. Voici comment trancher :
Lié à un événement précis (un contrôle, une dispute, un changement de classe), il dure quelques jours à quelques semaines. L'enfant verbalise sa peur, accepte d'en parler. Il ne présente pas de symptômes physiques importants.
Beaucoup plus profonde. Elle se caractérise par :
La phobie scolaire concerne 1 à 2 % des élèves en France selon les chiffres officiels du Ministère de l'Éducation Nationale. Elle peut toucher tous les âges, avec deux pics : le CP-CE1 (5-7 ans) et la 6e (11-12 ans), aux moments de transition scolaire.
C'est la cause à écarter en priorité, parce qu'elle est sous-estimée. Selon l'Education Nationale, 1 enfant sur 10 est victime de harcèlement au cours de sa scolarité. L'enfant n'en parle souvent pas par honte, peur des représailles, ou parce qu'il pense que c'est de sa faute. Signes : il évite la cantine ou la récréation, ses affaires reviennent abîmées, il refuse certains vêtements, ses notes chutent dans certaines matières précises.
Surtout chez les jeunes enfants (3-7 ans). L'enfant a peur qu'il arrive quelque chose à ses parents pendant qu'il est à l'école. Cette peur est souvent réveillée par un événement de vie : divorce, déménagement, naissance, deuil, maladie d'un proche.
Dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, TDAH, haut potentiel intellectuel (HPI). L'enfant souffre de ne pas comprendre ou suivre comme les autres, et l'école devient un lieu d'échec quotidien. Si votre enfant a des résultats en dents de scie ou se dévalorise constamment, parlez-en au médecin scolaire pour un bilan adapté.
Les enfants hypersensibles (15 à 20 % de la population) vivent l'école comme un environnement sur-stimulant : trop de bruit, trop d'enfants, trop d'enjeux. Leur seuil de tolérance émotionnelle est plus bas ; ils « saturent » plus vite. Ce n'est pas une fragilité mais une caractéristique neurologique.
Une humiliation publique, une dispute avec un enseignant, un échec marquant, l'arrivée d'un nouvel élève dominant. Souvent réversible si on peut nommer l'événement et y revenir avec l'enfant.
La sophrologie pour enfants est particulièrement adaptée parce qu'elle parle au corps autant qu'au mental. Elle ne remplace pas un suivi psychologique en cas de phobie scolaire avérée, mais elle est un complément précieux qui apporte des outils concrets.
En cabinet, je propose à l'enfant :
Les enfants adorent ces séances parce qu'elles ressemblent à des jeux ; et les parents apprécient parce qu'elles donnent à l'enfant un sentiment de pouvoir sur ce qu'il vit. En 6 à 8 séances, on observe généralement une amélioration nette.
Tournez-vous vers un professionnel plus spécialisé si :
Le médecin scolaire ou votre médecin traitant peuvent orienter vers un PsyEN (psychologue de l'Éducation Nationale) gratuitement, ou vers un pédopsychiatre.
Une première séance pour identifier ses ressources et lui donner ses premiers outils. Les enfants adorent ces séances ludiques ; les parents en mesurent vite les effets.
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